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Un Président qui n’est plus sûr de rien !




Un président qui n’est plus sûr de rien

Depuis les violences de samedi, tout a changé dans le quinquennat. Et le chef de l’Etat n’est plus sûr de rien. Ni de pouvoir garantir le maintien de l’ordre si une nouvelle manifestation se déroule le 8 décembre à Paris. Ni d’être en capacité d’amorcer d’ici là le dialogue avec les « gilets jaunes ». La situation lui échappe alors qu’il avait été le plus apte, il y a dix-huit mois, à dominer un contexte politique tout aussi disruptif marqué par le fort discrédit des partis de gouvernement et la montée des extrêmes.
Son atout ? Un projet qu’il présentait comme révolutionnaire : convertir la France au social-libéralisme en s’appuyant sur la droite et la gauche modérées, découpées de leur camp d’origine, et, ce faisant, renforcer le lien franco-allemand pour faire de l’Union européenne un levier d’influence dans la mondialisation.
Pendant un an, tout est allé très vite mais soudain le doute s’est installé : et si cela ne marchait pas ? Car de résultats, point, ou si peu. La croissance est restée faible, le chômage fort. Sur la scène européenne, Angela Merkel a joué l’Arlésienne tandis que sur la scène mondiale, l’incontrôlable Donald Trump parlait et agissait bien plus fort que le président français.
Or, rien de pire que le doute. Car à partir de là, tout remonte : l’injustice de la politique fiscale faite pour « les premiers de cordée », la verticalité du président, son ton provocant et surtout cette pluie de taxes écologiques d’autant plus mal ressentie par « la France d’en bas » qu’elle contredisait l’ode à la mobilité chantée par le nouveau pouvoir. Né d’une jacquerie fiscale, le mouvement des « gilets jaunes » est devenu une contestation profonde de cette mondialisation maîtrisée qu’espérait incarner Emmanuel Macron. Quelle que soit l’issue du conflit, le président de la République devra changer non seulement sa pratique du pouvoir, mais aussi le contenu de sa politique.






L’équation impossible du pouvoir d’achat

« Trop de taxes », « trop de pauvres », « trop de riches », « rendez l’argent »… sur les gilets et les banderoles, les slogans de ces dernières semaines tournent tous, lancinants, autour de la question du pouvoir d’achat. Le gouvernement l’a, enfin, compris et lâche du lest : moratoire sur les taxes sur les carburants et sur les hausses prévues des tarifs de l’électricité et du gaz.  

Comment concilier plus de croissance et plus de justice sociale. Dès que la croissance repart un peu, les inégalités – et leur perception par la population – se creusent au lieu de se réduire. Elle favorise les urbains et les plus qualifiés au détriment des territoires et des chômeurs. Les amortisseurs sociaux fonctionnent mieux en France qu’ailleurs et les services publics sont souvent les principaux employeurs des petites villes. Mais le système craque alors que le niveau de prélèvement en France est déjà l’un des plus élevés au monde.




Emmanuel Macron a fait le pari de libéraliser l’économie française pour favoriser le retour de la croissance sur le long terme. Mais sans répondre à l’impatience d’une France qui ne croit plus aux promesses de lendemains qui chantent.

Le monde.fr
Consommer moins






Le Green Friday est une initiative de consommation éco-responsable en boycott au fameux "Black Friday" (vendredi noir), une technique de marketing importée des USA pour encourager la consommation par une journée de "solde exceptionnelle". Devenue "Black Week", chaque année cette pratique s'étend sur des périodes de plus en plus longues, les marques se livrant à une surenchère effrénée. 



Si l'idée d'une baisse des prix et de l'augmentation du pouvoir d'achat semble séduisante, il ne s'agit que d'un mirage dont les revers se paieront à long terme. Nous devons nous opposer à  cette promotion démesurée de la surconsommation. Un modèle de consommation qui promeut le jetable épuise les ressources de la planète, et valorise la course au moindre coût qui vient justifier les arguments économiques de bradage des droits des travailleurs dans nos pays, et l'exploitation des travailleurs dans les pays "en développement". Nous devons  dénoncer une pratique qui vise à donner l'illusion d'un confort matériel à une minorité, pour l'enrichissement individuel d'une infime minorité, par la délocalisation et la massification du prolétariat. 

Lutter contre la mise en place d’un système qui repose sur un accroissement sans fin du désir de consommer, source de profit continu pour les plus riches, source de frustration croissante pour les plus pauvres.

 



Au lieu de cela, nous nous engageons à promouvoir autour de nous une consommation responsable, le recyclage et la production à circuit court.
Le mouvement de lutte contre la surconsommation, novembre 2018







Qu'est-ce que l'« obsolescence programmée » ?
C'est : l'ensemble des techniques visant à réduire délibérément la durée de vie ou l'utilisation d'un produit afin d'augmenter le taux de remplacement.




 
L'Union européenne
Pour, contre, indifférence
Brexit



Le gouvernement britannique valide l'accord sur le Brexit

Le Conseil des ministres britannique aura duré cinq heures et malgré les doutes, Theresa May a réussi à convaincre tout son cabinet de soutenir l’accord technique trouvé avec l'Union européenne sur le Brexit. "C'est une décision qui sert au mieux les intérêts de l'ensemble du Royaume-Uni", dit-elle.


Un obstacle de passé. Il en reste trois. Theresa May a finalement réussi à faire adopter son texte sur le Brexit, ce mercredi soir, par son gouvernement. Le texte prévoit de créer un territoire douanier unique - et provisoire - qui permet de protéger le marché britannique et européen en évitant toute frontière irlandaise. L'Irlande du Nord restera alignée sur les normes de ce marché unique pour éviter une frontière dure. La Première ministre doit encore obtenir l'aval des vingt-sept dirigeants de l'Union et des Parlements britannique et européen. 
A partir de ce jeudi, Theresa May va s'employer à convaincre le Parlement d'accepter le projet d'accord sur le Brexit, qui suscite un grand scepticisme et une mutinerie dans son propre camp. Le Parti conservateur est très divisé, entre partisans d'un Brexit dur et europhiles. La dirigeante a d'ailleurs dû batailler pendant cinq heures ce mercredi pour obtenir l'aval de son gouvernement.
franceinfo.fr
La société française
La vie quotidienne des Français.
Les gilets jaunes

La contestation antifiscale est toujours le symptôme d’un dysfonctionnement profond des institutions. La dévitalisation du pouvoir parlementaire, sous la Ve République, est à l’évidence une des causes profondes du phénomène.
A l’origine, le Parlement devait assurer la représentation des citoyens, qui sont à la fois des contribuables et des usagers des services publics. La délibération devait produire le consentement, tout comme la capacité du pouvoir législatif à contrôler les dépenses de l’Etat.
Dès lors que le pouvoir théorise sa verticalité et dénie la légitimité des corps intermédiaires, ne reste plus que le face-à-face surjoué entre le contribuable en colère et le dirigeant désemparé. L’émergence de ces formes nouvelles de protestation est la conséquence logique de cette incapacité du pouvoir à trouver des relais dans la société.
Les projets de transformation des conduites par la fiscalité remontent au XIXe siècle. Des réformateurs imaginent très tôt que l’Etat puisse, à travers la modulation de l’impôt, encourager ou sanctionner certains comportements. Cette fiscalité porte sur des sujets aussi divers que la natalité, le luxe ou la consommation d’alcool et de tabac. Mais on perçoit très vite que l’Etat pourrait trouver un intérêt financier à la perpétuation des conduites qu’il est censé combattre par l’impôt.
Dire que la justice consisterait, au XXIe siècle, à transférer la charge de l’impôt du travail vers les activités polluantes est à cet égard un contresens lourd de malentendus. Une taxe sur le diesel, aussi vertueuse et nécessaire soit-elle, reste une taxe sur la consommation qui frappe un bien de première nécessité. La transition écologique a peu de chances d’aboutir si elle ne s’articule pas à une recherche de justice fiscale et sociale.
Lemonde.fr
Vivre en France
La vie quotidienne
Monsieur le Président, je vous fais une lettre




Chaque jour, le président de la République reçoit environ 800 lettres des Français. 

Il en reçoit environ 24 000 par mois, soit une moyenne de 800 par jour. Autant dire que le président de la République croule sous les lettres des Français. À tel point qu'un service dédié de l'Élysée, qui embauche 86 personnes, se consacre exclusivement au courrier reçu par le chef de l'État.

Prendre le pouls de la société
Chaque mois, une note de synthèse extrêmement détaillée résumant le contenu des missives atterrit entre les seules mains d'Emmanuel Macron et du secrétaire général de l'Élysée.

 N'hésitez plus, surtout qu'il ne vous en coûtera rien : écrire au président de la République est en effet gratuit, pour peu que votre lettre pèse moins de 20 grammes.
Si vous avez de la chance, Emmanuel Macron pourrait même vous répondre en personne. Chaque mois, le chef de l'État demande au service courrier de lui faire remonter au moins 20 lettres auxquelles il répond personnellement. À vos plumes ! lepoint.fr




Modèle de lettre au président de la république pour exprimer une suggestion








- Lettre au président de la république pour obtenir une aide financière

- Lettre au président de la république pour contrôle fiscal

- Lettre au président de la république pour contrôle fiscal

- Lettre de demande de libération d'un ressortissant français prisonnier à l'étranger


La chanson de Boris Vian / Monsieur le Présideent je vous fais une lettre que vous lirez peut-être : cliquez ici>>
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