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Les nouvelles affiches


Il y a la volonté d’affirmer une féminité et de dire «je peux être présidente». Avec les livres, la bibliothèque en bois, et cette photo en pied, on a une inspiration des portraits présidentiels. C’est la première fois en communication politique qu’on voit la cuisse d’une candidate. Elle travaille le côté apaisé, féminin. On a aussi dit qu’elle montrait sa cuisse pour adresse un message sur l’islam. En faire une interprétation politique me semble un peu tirée par les cheveux, même si elle a utilisé le féminisme pour attaquer l’islam.
Comme Macron, elle est largement retouchée. Les rides ont été gommées et j’ai l’impression que la silhouette a été affinée. Chez les deux on est dans la séduction. Comme elle gomme tous les aspects idéologiques, il ne reste qu’elle. On est donc dans une bataille du physique.
libe.fr
Les résultats du premier tour



Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés dimanche 23 avril pour le second tour de l’élection présidentielle, avec respectivement 23,9% et 21,42 % des suffrages exprimés, selon les résultats globaux hors Français de l’étranger donnés par le ministère de l’intérieur lundi matin.
François Fillon est arrivé troisième avec 19,91 % des voix, devant Jean-Luc Mélenchon, qui a recueilli 19,64 % des suffrages.
Benoît Hamon a obtenu 6,35 % des voix.
Les six autres candidats ont obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés : Nicolas Dupont-Aignan 4,75 %, Jean Lassalle 1,22 %, Philippe Poutou 1,10 %, François Asselineau 0,92 %, Nathalie Arthaud 0,65 % et Jacques Cheminade 0,18 %.
Le taux d’abstention s’est élevé à 21,31 %.

La vidéo de la soirée électorale : cliquez-ici>>



La France périurbaine et rurale a davantage voté en faveur de Marine Le Pen. Sans surprise, elle arrive donc en tête dans la très grande majorité des petites communes rurales. Ainsi le vote FN s'impose dans 18.834 communes… loin devant les votes en faveur d'Emmanuel Macron (7.491).



Emmanuel Macron, champion des grandes métropoles à commencer par Paris, "représente la France diplômée ouverte et pas vraiment touchée par la désindustrialisation"Paris a largement plébiscité l'ancien ministre (34,9% des suffrages) quand Marine Le Pen peine à atteindre les 4,99%. A l'inverse, les classes populaires se sont massivement tournées vers Marine Le Pen. "Dans les zones en dépeuplement, frappées par une déstructuration lente des activités, les électeurs sont facilement passés de la gauche au FN".


Marine Le Pen arrive également très loin devant ses rivaux sur le vote ouvrier (37%) ou celui des employés (32%). Il ne faut toutefois pas sous-estimer le poids électoral de Jean-Luc Mélenchon dans ces catégories (24% des ouvriers, 22% des employés). Pas sûr qu'Emmanuel Macron parvienne à convaincre ces électeurs qui pourraient choisir Marine Le Pen le 7 mai.
Les électeurs les plus jeunes et les plus vieux ont majoritairement voté pour des candidats… qui ne sont pas au second tour. Les 18-24 ans se sont prononcés à 27% pour Jean-Luc Mélenchon, quand les plus de 65 ans ont été 34% à voter François Fillon. Des électeurs qu'Emmanuel Macron et Marine Le Pen vont chercher à convaincre le 7 mai.
Lacroix.fr
 
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La vie quotidienne
Qu'est-ce qu'on rigole sur un télésiège !






 
Élections 2017
Le vote

• Le mode de scrutin
En France, le président est élu au suffrage universel direct, au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois.


• Les candidats
Cette année, les électeurs ont le choix entre onze candidats.


• Les horaires
En métropole, les 66.546 bureaux de vote ouvriront à 8 heures dimanche et fermeront à 19 heures.. Dans certaines grandes villes, les bureaux resteront ouverts jusqu'à 20 heures. Pour les Outre-mer, le vote aura eu lieu dès le samedi 22 avril dans certains territoires: Guadeloupe, Guyane, Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre et Miquelon et en Polynésie française. À La Réunion, Mayotte et en Nouvelle-Calédonie, il se déroulera comme en métropole.



• Les résultats
Aucun résultat partiel ou définitif, hormis ceux concernant l'abstention, ne pourra être communiqué avant la fermeture du dernier bureau de vote, à 20 heures. 
Ils n'annonceront à 20 heures que des résultats très partiels, puisque les dépouillements ne pourront commencer qu'à partir de 19 heures dans la plupart des bureaux.



• Les électeurs
45,67 millions d'électeurs sont inscrits sur le territoire national - métropole et outremer - et 1,3 million sont des Français vivant à l'étranger et inscrits sur les listes électorales consulaires. Pour voter, il faut avoir la nationalité française, être majeur, jouir de ses droits civils et politiques et être inscrit sur la liste électorale.



• Les documents à avoir
Il faut impérativement être muni d'une pièce d'identité quand on se rend au bureau de vote.



• Les bureaux de vote
Toute discussion ou délibération d'électeurs à l'intérieur est par exemple interdite.


• Le bulletin
Il faut prendre une enveloppe et au moins 2 bulletins de vote et se rendre obligatoirement à l'isoloir avant de se présenter devant l'urne. Attention, un bulletin annoté ou déchiré est considéré comme nul.

• Le vote blanc
Le vote blanc, qui permet d'exprimer un refus de choix, n'est pas reconnu en France.

• La sécurité
C'est inédit: le scrutin présidentiel se déroulera sous l'état d'urgence.

• Le second tour
Il opposera le 7 mai les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Aucun candidat n'a été élu au premier tour au suffrage universel direct sous la Ve République.

• La procuration
Pour établir une procuration, il faut choisir un mandataire inscrit sur les listes électorales de la même commune. La demande se fait au commissariat, à la gendarmerie ou au tribunal d'instance.


Qui va voter ?


Dix jours avant les élections :

- 1/3 des Français ne savent pas encore s’ils vont voter ou pas ….

- 50% des Français ne savent pas encore pour qui voter ?



- 87  % des jeunes sondés disent ne pas avoir confiance dans la politique

- 99  % des jeunes sondés considèrent que ceux qui la font sont corrompus




" La tentation qu'exerce Marine Le Pen sur les jeunes est celle d'un “non-parti” politique, qu'ils ne situent pas sur l'échiquier traditionnel et ne rattachent pas toujours au parti historique de Le Pen père, avance le sociologue Michel Fize. C'est pour eux une offre nouvelle, une alternative, un recours après que droite et gauche ont failli. "Un mouvement dont ces jeunes partagent le parlé, l'expression : les propositions, les idées, le programme, leur semblent accessibles.


Plus qu'une idéologie c'est un vote anti-système !



 Idem du profil de certains candidats frontistes, parfois promus très jeunes dans la hiérarchie du parti ou la députation, sans que leur CV soit nécessairement bardé de diplômes. " “Au  moins, eux, on les comprend, ils nous ressemblent…” Ce refrain, on l'entend dans la bouche de jeunes électeurs potentiels ", assure M.  Fize.



Anxiété face à l'avenir
Que sait-on de ces jeunes tentés par le vote FN ? L'IFOP avance un portrait-robot : plutôt des garçons, lycéens de 18 à 20 ans, habitant dans des communes rurales ou périurbaines et issus de classes moyennes et populaires. Une génération peu diplômée confrontée à un marché de l'emploi sinistré, marquée par l'anxiété face à l'avenir, la tentation du repli autant que la peur du déclassement.





" C'est le profil antagonique des jeunes attirés par le vote Macron ", observe Frédéric Dabi : eux sont plutôt des étudiants, surreprésentés parmi les enfants de cadres supérieurs et de personnes exerçant une profession libérale, implantés dans les grandes villes et en Ile-de-France.



On retrouve une forme banale de lutte des classes, analyse Gérard Mauger, ces jeunes le restent, au sens où ils trouvent la société de plus en plus injuste et continuent de vouloir la changer, répond Anne Muxel. Le cocktail que leur propose le Front national aujourd'hui associe la promesse d'une transformation radicale de la société à des valeurs plus traditionnelles – patriotiques, identitaire… " A l'heure – et à l'âge – où les repères sont brouillés, il n'est guère surprenant, conclut-elle, que " ça puisse leur parler ". lemonde.fr
Mattea Battaglia
Beaucoup d'incertitudes concernant le scrutin de 2017

À moins de deux semaines du premier tour, quatre candidats semblent toujours en mesure de se qualifier pour le second tour, une situation inédite.


 
L'espoir revient dans le camp de François Fillon. Le candidat des Républicains choisit de s'attaquer à Emmanuel Macron et tente de rallier l'électorat de droite.

 La dynamique Mélenchon se confirme jour après jour. Le candidat PS, Benoît Hamon, a annoncé qu'il voterait pour lui au second tour en cas d'élimination.

 Marine Le Pen a créé, dimanche, une intense polémique en déclarant : " La France n'est pas responsable du Vél' d'Hiv ". lemonde.fr

La procuration mode d'emploi


Quel est le fonctionnement ?


Présidentielle : la procuration mode d'emploi

Le vote par procuration est plébiscité par de nombreux électeurs. Pour certains Français, les jours de scrutin tombent cette année durant leurs vacances. "Pour le premier et pour le second tour, on ne sera pas là donc on fait une procuration", explique un homme. Pour ceux qui tiennent à faire leur devoir de citoyen, il faudra choisir une personne majeure, inscrite sur les listes électorales de la même commune. Puis il faudra se rendre au commissariat, à la gendarmerie ou encore au tribunal d'instance avec une pièce d'identité.
Une demande possible jusqu'à la veille du scrutin
Sur place, il faudra remplir un formulaire et une attestation sur l'honneur. La demande de procuration pour l'un, ou les deux tours, peut s'effectuer jusqu'à la veille du scrutin dans la commune de résidence. À distance, il faudra tenir compte des délais d'envoi et de traitement de la demande. Lors de la dernière élection présidentielle en 2012, un million d'électeurs avaient choisi le vote par procuration.
Francetv.fr










1 - Emmanuel Macron
Le candidat d’En marche a lancé son mouvement «ni de droite ni de gauche» il y a moins d’un an. Il engrange les soutiens quitte à alimenter les reproches sur le manque de clarté de sa ligne politique. Mais face à la menace du FN, il semble le mieux placé pour bénéficier d’une dynamique du «vote utile».




2 - François Fillon
Le représentant des Républicains qui remporté la primaire de la droite a une campagne houleuse, marquée par l’affaire des emplois supposés fictifs puis par celle des costumes.



3 - Jean-Luc Mélenchon
Le candidat de La France insoumise a pour  thèmes phare de sa campagne : l’urgence sociale, la relance écologique de l’activité économique, une autre sur le progrès humain et la révolution fiscale.



4 - Benoît Hamon
Épargné par les «affaires», le candidat socialiste qui a remporté la primaire de la gauche à la surprise générale voit désormais sa campagne patiner.




5 - Marine Le Pen
La candidate du Front national fait la course en tête des sondages d’intention de vote au premier tour. Le FN, qui fera campagne sur ses thèmes habituels à savoir l’immigration, la sortie de l’euro, la sécurité…



6 - Jacques Cheminade
Pour la troisième fois depuis 1995, ce «gaulliste de gauche», comme il se définit lui-même, affirme se présenter «contre le sérail politique qui a pactisé avec l’empire de l’argent».




7 - François Asselineau
Personne ne l’attendait et pourtant François Asselineau a obtenu ses parrainages plusieurs jours avant la date limite. Candidat pour la première fois, il se prononce pour une sortie de l’Union européenne, de l’euro.



8 - Nicolas Dupont-Aignan
Il tente de faire une place à son mouvement, Debout la France (DLF), entre Marine Le Pen et François Fillon. En 2012, le souverainiste avait recueilli 1,79 % des suffrages exprimés.



9 - Nathalie Arthaud
Elle est engagée dans sa deuxième campagne présidentielle : Nathalie Arthaud est la candidate de Lutte ouvrière (LO) et souhaite avant tout défendre les travailleurs. Elle a réalisé un score de 0,56% lors de la présidentielle de 2012.




10 - Philippe Poutou
Présent en 2012 et, de justesse, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) sera aussi sur la ligne de départ en 2017. Il avait recueilli, lors de la présidentielle de 2012, 1,15% des suffrages.



11 - Jean Lassalle
Jean Lassalle, élu des Pyrénées-Atlantiques, s’est rendu célèbre par sa grève de la faim visant à sauver une usine dans sa vallée de l’aspe ou en chantant en occitan dans l’hémicycle. Populiste primaire pour certains, héros démocratique pour d’autres, le centriste veut avant tout «redonner la parole aux gens» qu’il a consulté au fil de ses marches à travers la France.


Les différents programmes des cinq principaux candidats :
Cliquez ici>>
Découvrez les déclarations de patrimoine des 11 candidats à la présidentielle



TRANSPARENCE - C'est une première. Pour que leur candidature soit validée, les onze candidats à l'élection présidentielle ont du transmettre leur déclaration de patrimoine au Conseil constitutionnel. Quatre jours après l'annonce de la liste, ces documents ont été publiés mercredi 22 mars par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Intéressé ? Cliquez ici>>


+ Présidentielle : ce que révèlent les déclarations de patrimoine des onze candidats: cliquez-ici>>
Que va-t-il se passer ?




François Fillon a été mis en examen pour "détournement de fonds publics" et "recel d'abus de biens sociaux", mardi 14 mars. Dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emploi fictif au profit de sa femme et de ses enfants, François Fillon a été convoqué, dans la matinée, par le trio de juges d'instruction du pôle financier : Serge Tournaire, Aude Buresi et Stéphanie Tacheau.



1 - Qu'est-ce qui change avec cette mise en examen ?

La mise en examen de François Fillon permet aux  avocats de François Fillon d'avoir accès au dossier. Ils pourront ainsi organiser leur stratégie de défense.




2 - François Fillon va-t-il pouvoir être jugé avant la présidentielle ?

Cela semble très peu probable. La mise en examen annonce le début d'une longue procédure pour permettre aux juges de mener l'instruction à son terme. "Avant un éventuel renvoi en correctionnel, l'instruction peut prendre des mois, voire deux ou trois ans pour un dossier complexe".



3 - Que se passe-t-il si François Fillon gagne l'élection ?

Une victoire du candidat à l'élection présidentielle, en mai, pourrait tout changer pour le dossier judiciaire. Effectivement, si l'immunité parlementaire peut être facilement levée, le statut pénal du président de la République est beaucoup plus protecteur. Selon la Constitution, le chef de l'Etat ne peut pas faire l’objet d’une procédure judiciaire ou administrative pendant la durée de son mandat. "Le dossier serait donc gelé pendant cinq ans". Et il reprendra ensuite.




4 - Et si François Fillon perd l'élection ?

Dans ce cas, les juges pourront continuer leur travail. Au cours de leurs investigations à charge et à décharge, ils peuvent décider de lever la mise en examen à tout moment. Puis, au bout de l'instruction, les magistrats ont deux possibilités. Ils prononceront un non-lieu s'ils estiment que les charges ne sont pas suffisantes, ou ils décideront de renvoyer l'ancien chef du gouvernement devant un tribunal correctionnel.
Même si François Fillon réussit à se faire réélire en juin à l'Assemblée nationale, son immunité parlementaire de député n'empêchera pas la justice de continuer ses investigations. En revanche, une demande de levée de l'immunité sera transmise au bureau de l'Assemblée pour autoriser une éventuelle mesure privative de liberté (détention provisoire, garde à vue ou même peine de prison). franceinfo.fr
Comment devient-on Président de la République ?

En avril, les Français vont élire leur prochain président de la République ! 
47 millions de Français sont inscrits sur les listes électorales.
C'est près de 3 millions de plus que pour les dernières élections de 2012.




Le corps électoral se divise en 45,678 millions d’inscrits en France, soit 88,6 % des Français majeurs résidant sur le territoire, et 1,3 million de Français établis hors de France inscrits sur les listes électorales consulaires




Si le poste vous intéresse, vous devez :
– être électeur
– être âgé d’au moins 23 ans
– ne pas être privé de vos droits civiques
– ne pas être placé sous tutelle ou curatelle
– avoir satisfait à son devoir relatif au service militaire
– faire preuve de « dignité morale », sans que cette notion soit précisément définie.

De plus, le candidat doit recueillir la signature de 500 élus, d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer différents.



Le candidat doit également remettre au Conseil constitutionnel une déclaration de situation patrimoniale. Cette déclaration est renouvelée le mois précédant la fin du mandat présidentiel afin de constater tout éventuel enrichissement consécutif à la fonction présidentielle.



D’ailleurs, la constitution d’un compte de campagne doit être déposée dans les deux mois suivant l’élection afin que le Conseil constitutionnel et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques en vérifient la régularité.
Il n’est pas encore trop tard pour vous présenter pour les prochaines élections : vous avez jusqu’au mois de mars. Dépêchez vous !


Testez vos connaissance : cliquez ici>>
Macron gay ? la fabrique du fake
La rumeur visant le candidat à la présidentielle est un cas d'école d'une mécanique de déstabilisation déjà vue. Avec au départ l'idée que l'homosexualité constitue un frein inconscient chez les électeurs.



C’est sournois une rumeur. D’où sort-elle, comment se crée-t-elle, sur quels fondements, pourquoi ? Comme un virus, il n’est pas aisé de retracer parfaitement son origine, de trouver le patient zéro.
Face à la rumeur, la victime est souvent désemparée. Faut-il en parler pour démentir au risque qu’elle se propage ? Laisser courir ? Avouer, si c’est vrai, même si cela relève de la vie privée ? Le choix est compliqué.
Emmanuel Macron a décidé de dénoncer une «rumeur désobligeante» qui affirme qu’il est homosexuel et en couple avec Mathieu Gallet, le directeur de Radio France. «Vous entendrez des choses, que je suis duplice, que j’ai une vie cachée. C’est désagréable pour Brigitte, qui se demande comment je fais physiquement, a-t-il dit. Elle partage ma vie du matin au soir. Et je ne l’ai jamais rémunérée pour cela ! Je ne peux pas me dédoubler. Si dans les dîners en ville on vous dit que j’ai une double vie avec Mathieu Gallet, c’est mon hologramme qui m’a échappé, ça ne peut pas être moi !»



Le candidat à la présidentielle a décidé d’en parler pour que cela devienne un non-sujet. Habilement d’ailleurs. Avec humour. Moderne. Montrant que, au contraire de ce que pensent ses adversaires, ce n’est pas une honte d’être, potentiellement, gay. Mais il prend aussi le risque qu’une majorité de Français découvrent ces ragots et de devenir un sujet de cancans plutôt que l’on s’intéresse à son programme, quand il en aura un. Dans la Rumeur d’Orléans (le Seuil), où des commerçants juifs de cette ville étaient soupçonnés de kidnapper des jeunes femmes blanches pour les prostituer dans les années 60, le sociologue Edgar Morin a montré qu’il était presque impossible de faire taire complètement les bruits, malgré tous les démentis.



Univers macho et patriarcal
Malgré son acceptation dans l’opinion, l’homosexualité est encore perçue comme un tabou en politique. Certains peuvent y voir un frein inconscient chez les électeurs. Dans cet univers macho et patriarcal, insinuer que quelqu’un est gay, c’est tenter de le déviriliser. La France serait une femme qui ne peut pas être «prise» par un politique homosexuel.



A ce titre, la rumeur Macron est un cas d’école ! Et, tiens, tiens, il a une situation maritale peu commune avec Brigitte Trogneux, une femme plus âgée de 24 ans, alors que d’ordinaire elles sont un demi-siècle plus jeunes.
C’est toujours l’ami d’un ami d’un ami qui, un artiste qui assure que, Truc qui connaît Machin. C’est flou, il n’y a rien, mais l’histoire grossit, grossit et tout le monde l’apprend, la déforme, téléphone arabe au point qu’à la fin on ne sait plus qui l’a révélée à qui et ça se mord la queue : «C’est toi qui me l’as dit.» «Ah non, c’est toi qui me l’as dit.» «Tu es sûr? J’étais certain que c’était toi.»
Au final, une seule chose est certaine : les rumeurs sur la vie sexuelle ne s’intéressent qu’aux politiques ayant du succès. Ceux qui, électoralement, font peur.
Quentin Girard libération.fr
Le programme économique de Macron




Cette fois, ça y est. Après des semaines d'attente, de reports et de " teasing ", cet art consommé du dévoilement dans lequel il excelle, Emmanuel Macron a présenté son programme détaillé, jeudi 2  mars.
La réforme, d'abord. Assurance-chômage, formation professionnelle, marché du travail, puis retraites, mais aussi remise en cause des corps intermédiaires, syndicats en tête : c'est une transformation économique et sociale radicale que propose le candidat s'il est élu.



" Une société de mobilité " Son approche s'inspire des réformes conduites, à partir des années 1990, dans certains pays scandinaves adeptes de la " flexisécurité ", ces politiques qui consistent à assouplir les règles sur le marché du travail tout en renforçant l'accompagnement des actifs.



Son deuxième défi est celui de l'Europe. Pro-européen convaincu, M. Macron prône la solidarité entre les pays membres et l'approfondissement de l'Union à un moment où tous ses adversaires cherchent, peu ou prou, à la détricoter.



Dernier défi, le projet lui-même.  Les nouvelles dépenses s'accumulent : exonération de taxe d'habitation pour 80 % des ménages, allégements de cotisations sur les heures supplémentaires, réforme de la fiscalité du capital, favorable aux hauts -revenus…
Quant aux économies, fixées à 60  milliards d'euros par an en fin de quinquennat, elles laissent les observateurs dubitatifs sur la façon d'y parvenir sans ajuster drastiquement la dépense publique ou reculer l'âge de la retraite.
Macron se veut l'incarnation d'une modernité qui fait probablement défaut à ses adversaires. Cela ne l'exonère pas d'explications. Il a deux mois pour les apporter. lemonde.fr
Le candidat Fillon mis en examen


Après l'annonce du Parquet national financier (PNF) de l'ouverture d'une information judiciaire pour :
" détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d'influence et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique "



François Fillon 'est désormais convoqué par les juges pour être mis en examen le 15 mars, mais  le candidat décide de poursuivre sa campagne



Immunité parlementaire ?
Bien que les travaux parlementaires aient été suspendus, François Fillon conserve son mandat de député de la 2e  circonscription de Paris et, à ce titre, continue de bénéficier de l'immunité parlementaire. Il ne peut donc pas être contraint à se rendre à une convocation des juges d'instruction, qui ne peuvent pas le mettre en examen sans l'avoir entendu. Les juges devraient alors demander au Bureau de l'Assemblée la levée de son immunité. En revanche, si le député de Paris décide de se présenter volontairement à une telle convocation, les juges peuvent tout à fait le mettre en examen sans levée de son immunité. lemonde.fr
Et si Fillon était suédois...



Les frasques sexuelles d’un candidat à la présidence de la République française, les virées nocturnes à scooter d’un chef de l’État en exercice… Et désormais, le « Penelopegate ». Rien ne semble plus pouvoir surprendre les Suédois, qui, depuis longtemps déjà, ne voient plus de grandes différences entre l’Italie de Berlusconi et la France de la Ve République.


« L’affaire du Toblerone » en 1995

Au printemps dernier, alors que Mona Sahlin  avait été nommée coordinatrice de la lutte contre la radicalisation, elle a de nouveau été poussée vers la sortie après avoir menti sur le salaire de son ex-garde du corps, afin de lui permettre d’obtenir un emprunt.



La Suède n’est certes pas à l’abri d’un scandale. La presse du royaume a révélé, fin janvier, qu’une enquête pour corruption avait été ouverte contre l’ancien ministre conservateur des finances, Anders Borg. La justice le soupçonne d’avoir participé à une partie de chasse, payée par un des plus puissants investisseurs suédois. Il n’était pourtant plus au gouvernement et il assure avoir réglé lui-même la facture de 2 500 couronnes (265 euros).

À l’automne 2006, deux ministres conservatrices avaient dû démissionner une dizaine de jours après leur nomination. La ministre de la culture, pour ne pas s’être acquittée de la redevance audiovisuelle pendant seize ans.




Sa collègue du commerce, pour avoir omis de déclarer aux impôts sa baby-sitter. Elle avait ensuite invoqué la faiblesse de ses revenus. En quelques heures, les journalistes avaient découvert qu’elle gagnait à l’époque plusieurs millions de couronnes et disposait d’une société dans un paradis fiscal. Sa position était devenue intenable.




Commettre une faute morale est d’ailleurs presque aussi grave qu’enfreindre la loi. Dans les deux cas, il est quasiment impossible pour un élu suédois de conserver son poste. A l’été 2016, la ministre de l’enseignement supérieur a quitté ses fonctions après avoir été contrôlée au volant avec un taux d’alcoolémie de 0,2 gramme – la limite constituant un délit en Suède. Aida Hadzialic a regretté « la plus grande erreur de [sa] vie ». lemonde.fr

Une vidéo sur la transparence en Suède: cliquez-ici>>
 
L'affaire Fillon




Pénélope la femme de François Fillon. François Fillon est un homme politique qui est actuellement l'actuel favori à l´élection présidentielle de 2017.




Pénélope Fillon, sa femme, a été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire de son mari ou du suppléant de celui-ci à hauteur d'environ "500 000 euros brut", soit environ 5000 euros par mois. (le salaire moyen d'un attaché parlementaire est entre 2000 et 3000 euros par mois)


Un député révise son discours aidé par son attaché parlementaire.



Selon le Canard enchaîné, Madame Fillon aurait bénéficié aussi d'un emploi fictif à la Revue des deux mondes.

Les emplois fictifs une tradition française...



Sur le site de l'Assemblée nationale est spécifié que "le député dispose d'un crédit lui permettant de recruter jusqu'à cinq collaborateurs. Ce crédit mensuel s'élève à 9561 euros".
L'attaché (e) d'un député ou d'un sénateur doit disposer d'importantes capacités de synthèse et d'analyse, et être capable de gérer le stress et les heures supplémentaires.
L'Assemblée nationale a rémunéré 52 épouses ( et les maris ?), 28 fils et 32 filles de députés en 2014, ainsi environ 20 % des 577 députés ont rémunéré un membre de leur famille proche.



En mars 2015, une enquête est ouverte par le parquet, saisi par le Parlement européen, sur des soupçons de salaires indûment versés à 20 assistants parlementaires d'élus du Front national. Ils sont soupçonnés de ne pas travailler pour l'Union européenne à Strasbourg ou à Bruxelles, mais de travailler comme permanents pour le FN. Le préjudice pour l'institution s'élèverait à 7,5 millions d'euros.



Interrogée sur l'affaire Penelope Fillon, la présidente du FN Marine Le Pen a d'ailleurs refusé d'entrer "dans cette politique des boules puantes." franceinter.fr
 
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